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Mercredi 30.09

Programme du jour
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14h00 — 15h30
Workshop
Structuration

Connaître sa valeur. Vivre de son métier.

Salle : Salle d'expo avec Gwenaëlle Kerboul (PAN!) workshop en collaboration avec MEWEM

Créer est une chose. En vivre décemment en est une autre.
Dans les musiques électroniques comme dans l’ensemble des industries culturelles, les femmes sont encore confrontées à des inégalités structurelles : écarts de rémunération, précarité, difficulté à négocier, manque de modèles, syndrome de l’imposteur… Ces réalités influencent souvent la manière dont elles évaluent leur travail et construisent leur activité professionnelle.

À partir de son expérience d’entrepreneure de dirigeante dans l’industrie musicale, Gwenaëlle Kerboul propose un atelier pragmatique pour donner à chacune les outils nécessaires afin de transformer son activité créative en un projet économique solide.

L’objectif n’est pas de parler d’inspiration artistique, mais d’argent, de stratégie et d’autonomie.
➡️ comprendre le contexte : identifier les mécanismes qui produisent les inégalités, déconstruire les déterminismes, sortir de la peur du manque et apprendre à poser ses limites.
➡️ construire un cadre professionnel : choisir le statut juridique adapté, connaître les obligations essentielles et éviter les erreurs les plus fréquentes.
➡️ reconnaître sa valeur : identifier ses compétences, assumer son expertise et construire un positionnement cohérent.
➡️ savoir fixer ses prix : calculer ses coûts, déterminer une rémunération juste, préparer et mener une négociation.
➡️ piloter son activité : découvrir des outils simples pour suivre ses revenus, anticiper sa trésorerie et prendre de meilleures décisions.
➡️ aller plus loin : repartir avec une sélection de ressources, podcasts, livres, formations et outils pour poursuivre son développement.

Cet atelier s’adresse aux artistes, DJ, productrices, manageuses, entrepreneures culturelles et à toutes celles qui souhaitent reprendre le pouvoir sur leur trajectoire professionnelle.
Parce que l’indépendance économique n’est pas un luxe : c’est une condition de la liberté d’entreprendre.

16h00 — 17h30
Masterclass
Création

Masterclass production

Salle : Salle de concert avec MZA en collaboration avec Track One

MZA est une DJ et productrice française basée à Paris, développant une techno intense qui brouille les frontières entre les genres. Issue d’une formation en ingénierie du son, elle mêle rythmes rapides et percussifs, textures atmosphériques et influences trance, ambient et bass music.

Cette recherche autour de la matière sonore et de ses multiples transformations est au cœur de sa pratique artistique. À travers cette masterclass, elle propose de partager son approche expérimentale de la production et de montrer comment il est possible de transformer n’importe quelle matière sonore (field recordings, samples ou loops) en textures organiques, rythmiques et évolutives. Selon la manière dont elles sont travaillées, ces textures peuvent enrichir l’arrière-plan d’un morceau techno, construire une introduction ou devenir l’élément central d’une pièce ambient.

Elle explorera notamment les outils de synthèse et d’effets granulaires, différents effets créatifs, ainsi qu’une approche fondée sur l’aléatoire, l’expérimentation et les « happy accidents ».

16h00 — 18h30
Rencontres professionnelles

Rencontres professionnelles en mixité choisie avec Vénus Club

intervenantes TBA

18h00 — 19h30
Masterclass
Création

Masterclass production bootleg and remixes

Salle : Salle de concert avec Carré

Productrice et DJ basée à Londres, Carré s’impose comme l’une des voix les plus excitantes de la nouvelle génération dubstep. Entre respect des fondations du genre et expérimentations plus futuristes, son travail explore sans cesse de nouvelles façons de déconstruire et transformer les sons.

Pour cette masterclass, Carré partagera son approche du remix et du bootleg : comment réinterpréter un morceau, s’approprier une idée existante et créer quelque chose de nouveau, entre intuition, technique et liberté créative.

18h30 — 21h30
Création

Jam électronique en mixité choisie

Salle : Studio de danse avec Sentimentale Vacarme

Sentimentale Vacarme est un laboratoire d’expérimentation sonore en mixité choisie pour femmes et minorités des genres. C'est un espace de création qui donne aux personnes les moins représenté.es un espace sur scène pour tenter, oser les fausses notes, faire des erreurs, chercher et surtout s’amuser. Les instruments acoustiques et électroniques s'y accordent avec sensibilité en croisant des pratiques autodidactes et institutionnelles. L'écoute bienveillante est ouverte à toustes.

À l'occasion de la Paris Electronic Week, Sentimentale Vacarme propose une session spéciale machines, de 18h30 à 21h30, sur inscription uniquement.
Des petits groupes de 4 à 5 participant.es se succéderont pour 3 sessions de 40 minutes de création collective. Chaque participant.e est invité.e à venir avec ses machines, synthétiseurs, boîtes à rythmes, instruments ou tout autre matériel de création sonore, afin d'expérimenter, improviser et composer ensemble.

En amont de l'événement, un temps de rencontre et de discussion est prévu afin d'expérimenter dans les meilleures conditions.

Participation par e-mail en précisant le matériel que vous souhaitez apporter ainsi que vos envies : sentimentalevacarme@gmail.com

♥︎♫ ♥︎♫ ♥︎ ♫ Accès à l'évènement ouvert à toustes ♥︎ ♫ ♥︎ ♫ ♥ ♫︎

19h00 — 20h30
Conférence
Politique

Let's take the floor : intersecting struggles for inclusion on electronic music scenes

Salle : Salle de d'expo avec Julie Lalloué (Consentis, FACILE), Lilia van Beukering (Femme Bass Mafia), Laura Lewis-Paul (Saffron Records), Rroxymore (artiste) et Rachel Mbiga Epelbaum à la modération

On entend souvent parler de la place des femmes dans les musiques électroniques et de la nécessité d’une meilleure représentation. Si la question de la parité semble être un enjeu largement intégré, y compris au-delà des cercles militants, la représentation ne doit pourtant pas se limiter à la seule question du genre.

Adopter une vision universaliste de la lutte féministe, c’est-à-dire considérer la lutte comme un bloc monolithique dans lequel toutes les pratiques et les positionnements seraient les mêmes pour tous·tes, revient à faire abstraction des rapports de pouvoir qui s’appliquent dans la société. On peut se considérer comme féministe et lutter pour une meilleure représentation des femmes, tout en participant à des dynamiques d’oppression.
La lutte se veut réellement émancipatrice du moment qu’elle prend en compte les rapports de classe, la situation migratoire, l’héritage colonial et les multiples réalités qui déterminent nos trajectoires.

La question qui doit se poser est celle des barrières invisibles qui conditionnent l’accès à la pratique, à la professionnalisation et à la visibilité d’un projet artistique. Qui peut se lancer dans une carrière qui comporte des risques financiers importants ? Qui peut s’équiper en matériel, accéder à des formations ou bénéficier d’un réseau qui ouvre des portes ? Quels sont les moyens d’accès à la scène lorsque l’on ne vit pas dans une grande ville ? Sans compter l’ensemble des discriminations qui traversent également nos milieux : racisme, LGBTQIA+phobies, validisme et bien d’autres…

C’est ici que l’intersectionnalité prend tout son sens. Penser une scène réellement inclusive, c’est reconnaître que les discriminations ne s’additionnent pas, elles se croisent et produisent des réalités différentes selon chacun·e. C’est donc ces rapports de domination qu’il est essentiel de combattre pour lutter concrètement contre les inégalités qui traversent nos scènes.

20h — 21h
Soirée

Paris Electronic Week x Femme Bass Mafia

Mama Lior b2b Mizso Carré Dangermami b2b PONYO